Historique de l’école

L’histoire de l’école

Histoire de l’école libre (école Saint Charles)

L’établissement de Flavin a été fondé à la fin de novembre 1875 sur la demande de Mr l’abbé Lafon, curé de la paroisse et de Mr de Bancarel, maire. Le père Souque après du Discrétoire avait mission de traiter cette affaire qui fut bientôt conclue, les conditions imposées par l’Institut ayant été acceptées par les fondateurs. Ceux-ci eurent à soutenir des luttes sérieuses de l’administration préfectorale et académique qui ne voulait pas céder aux Congréganistes l’école communale. La persévérance de Mr le Curé et l’énergie de Mr de Bancarel triomphèrent de toutes les difficultés et le premier jour de décembre de 1875 deux Frères furent installés à Flavin.

Cette localité a une population d’un millier d’habitants et dès la première année, les Frères ont eu une centaine d’élèves.

L’Institut a trouvé un avantage en précédent à cette fondation dans le rapprochement de cette paroisse avec Rodez dont elle est distante de 10 km environ.

Une transaction a été signée par Mr Lafon au nom de sa paroisse et par le Révérend Père Gomet, supérieur général au nom de son Institut. Elle renferme les conditions suivantes.

L’Institut enverra deux Frères dont le traitement sera celui pour le directeur, celui des instituteurs publics et pour le second Frère celui des instituteurs adjoints. Le traitement de ce dernier ne sera que de cinq cent francs garantis par le fondateur jusqu’à ce que l’Etat ait reconnu un titre d’adjoint (cet adjoint fut reconnu en l’année même de la fondation).

Il sera fourni un mobilier conforme à l’état réglementaire fourni par l’Institut. Le mobilier sera entretenu par les Frères.

Il sera fourni aux Frères, un local d’après le plan proposé ou agréé par le directeur de l’Obédience. Ce local, ainsi que le jardin et le mobilier demeurent la propriété de Mr de Bancarel qui pourvoira à leur entretien.

Une prime de huit cents francs (payable en deux annuités) sera fournie par les soins de Mr le Curé.

Si un troisième Frère devient nécessaire, les fondateurs lui assureront un logement et un traitement minimum de six cents francs.

Cette transaction a été signée le 1er novembre 1875.

Cette école prospérait au gré de la population de Flavin lorsqu’en 1881 au 6 novembre le directeur, le Frère Condamine Augustin, reçut un arrêté du Préfet qui le révoquait de ses fonctions pour avoir maltraité un ou plusieurs de ses élèves et pour avoir employé un frère non breveté. Or à en juger par les enquêtes, le Directeur ne s’était nullement rendu coupable de mauvais traitements envers ses élèves et le Frère breveté avait le droit d’exercer la surveillance de cette école. Cette révocation avait donc été prononcée dans l’unique but de déclarer la guerre aux Congréganistes et d’arriver à la laïcisation.

Un instituteur laïque fut en effet nommé à la place de frère Condamine.

Par les soins de Mr le curé Lafon et de Mr de Bancarel, père et maire de cette commune une école libre fut ouverte à Flavin aux risques et périls de l’Institut. La paroisse de Flavin ne fournit aux frères que le logement lequel appartient à Mr de Bancarel. C’est en 1882, dans le mois de février (le 27) que fut ouverte l’école.

L’établissement de Flavin a été abandonné en septembre 1892 parce que depuis plusieurs années les frères ne pouvaient plus y faire leurs frais et que monsieur le Curé refusait ou ne pouvait leur assurer un traitement suffisant.

1865 : Monsieur Calvet fut nommé instituteur, il allait à la chasse, pêchait pendant la classe. Il s’ivrognait aussi. Cela durant une dizaine d’ années.

N’ayant qu’un petit nombre d’enfants (30 ou 40 élèves), au plus fort de l’hiver et presque tous des indigents, les autres allant à la Mouline ou chez les Frères de Rodez. A la suite de cela Mr Lafont (curé) et Jérôme de Bancarel (maire), pensèrent doter Flavin d’une école de frères. Après bien des démarches, de pétitions, des pères de familles, la délibération du conseil municipal, le Préfet finit par accepter. Mais comme l’année scolaire avait commencé, pour se débarrasser de Calvet, Mr de Bancarel lui paya les vacations pour l’année.

1875 : Le 26 septembre 1875, Henri Raynal, clerc de Saint Viateur est nommé par le préfet et l’inspecteur titulaire de l’école communale de Flavin à la place de Calvet qui fut nommé à Luc.

L’école progresse et deux ans plus tard, il y avait 131 élèves, 70 payants, 61 gratuits, 2 en dessous de 6ans, 90 de 6 à 13 ans, 33 au dessus de 13 ans.

Cette école ayant été ouverte par favoritisme (le Préfet de l’époque Mr de Serre venait de temps à temps passer le dimanche à Hyars) cela ne plut pas à l’administration et fit tout pour la reprendre (le Préfet avait changé). A partir de 1881, les Frères ne sont plus payés par le gouvernement. Un instituteur communal (Théron Jules) est nommé à leurs places. On lui donne aussi un adjoint.

Ils logent à l’école de Bancarel à Longuelouche et les frères vont au presbytère. En 1882, le curé Lafont, les frères et Mr de Bancarel vont voir le Préfet André et l’inspecteur qui a changé aussi. Ils se dérobent plusieurs fois, prétendent être en voyage, pour créer une école libre.

Ils font la sourde oreille malgré les pétitions et les protestations des parents mécontents des instituteurs.

Après bien des démarches et formalités voulues par la loi, Peyre clerc de Saint Viateur ouvrit le 29 février 1882, une école libre dans la maison Nozeran qui se trouvait au dessus de l’ancienne tannerie (en 2004 maison Garigues Paul). Dès l’ouverture cinquante élèves quittent l’école publique, les départs continuaient tous les jours.

Mr de Bancarel fit signifier aux instituteurs laïques de quitter sa maison dans les six mois.

L’école qui s’était installée à la Tannerie, revient à la maison de Bancarel. Elle y restera jusqu’en 1964 où elle déménage dans un bâtiment construit sur un terrain acheté aux de Bancarel (côté opposé à l’école du couvent).

Les pensionnaires rapportent assez pour faire vivre les 4 frères instituteurs.

A partir de ce moment là, il y a deux écoles à Flavin : l’école libre et l’école communale qui jusqu’en 1958 était dans la salle voûtée, place Saint Pierre.

Conditions d’admission à l’école libre :

Les pensionnaires paient 35 francs par mois.

Les demi-pensionnaires paient 22 francs par mois et se fournissent le pain et le vin.

Les pensionnaires besaciers (miséreux) paient 8 francs par mois car ils fournissent eux même tous les aliments qu’ils doivent consommer. Pour des raisons d’ordre, de justice et d’uniformité, on a du régler la quantité de manière suivante.

Pour les 10 mois, chaque élève doit fournir : 80 kg de pommes de terre, 10 kg d’haricots, 2kg de graisse, 2kg de riz, 4 kg de sel, 2 litres d’huile, 2 litres de vinaigre, 2 kg de farine, 6 douzaines d’œufs, 1 quarte de châtaignes vertes, jambon ou lard pour portion, légumes frais.

Les livres, les fournitures de classe, les dégradations ou toutes dépenses nécessaires et non prévues sont à la charge des parents. Tout mois entier est à la charge des parents. Deux frères ayant passés l’année entière dans l’établissement jouissent d’une petite réduction à régler à l’amiable, applicable au dernier mois de l’année scolaire.

La maison fournit seulement le lit, le traversin et la paillasse (matelas fait avec des feuilles de maïs).

Il est accordé aux élèves deux jours de congé au premier de l’an, trois jours à la fin de Carnaval, huit jours à Pâques et deux jours à Pentecôte.

Les parents sont instamment priés de ne pas demander sans raisons graves, d’autres sorties pour les enfants.

Les directeurs de l’école libre furent :

Bélières de 1875 à 1878

Condamine de 1878 à 1881

Peyres Balthazar de 1882 à 1888

François Faure de 1888 à 1890

Cammas de 1890 à 1892

Tous cinq, clercs de St Viateur qui se retirent et furent remplaçés par des Frères des Ecoles chrétiennes de Saint Joseph.

Frère Xanthin de 1892 à 1895

Frère Paulin de 1895 à 1900

Frère Xanthin de 1900 à 1912

Frère Emile Théron de 1912 à 1914, mobilisé pendant la guerre, il fut remplacé par 2 nièces du curé Delbort.

Frère Emile Théron de 1918 à 1941

L’abbé Eloi Cadrien de 1941 à 1947

L’abbé Lacassagne de 1947 à 1958

L’abbé Théron de 1958 à 1960

L’abbé Ginesty de 1960 à 1964

En 1964, l’école devient mixte en s’associant avec l’école libre du couvent qui avait eu comme directrices :

Sœur Agathe de 1854 à 1871

Sœur Saint Louis de 1871 à 1890

Sœur Marie-Victoria de 1890 à 1907.

En 1907, les sœurs doivent quitter l’habit religieux pour enseigner.

Mlle Andrieu de 1907 à 1911

Mlle Gannac de 1911 à 1922

Mlle Bonnefous de 1922 à 1942

En 1941, les sœurs sont autorisées à reprendre l’habit religieux.

Sœur Eugène Jésus de 1942 à 1952

Sœur Angèle de Saint Joseph de 1952 à 1954

Sœur Yvonne de Jésus de 1954 à 1960

Sœur Paule Alet de 1960 à 1973

Sœur Denise Esteveny de 1976 à 1982

Mlle Eliette Sarret de 1982 à 1995

Mr Thierry Paulin de 1995 à 1999

Mme Isabelle Sabatier de 1999 à 2003

Mr Laurent Sudraud de 2003

Document rédigé par Mr Gamel